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Illustration Frau / Madame / Signora

«J’ai alors pu voir les choses autrement.»

par une source anonyme

J’avais un glaucome depuis une vingtaine d’années et je voyais l’ophtalmologue deux fois par an. Un jour, je revenais des courses et j’ai vu les balcons des immeubles dégringoler autour de moi. Comme il faisait froid, je me suis dit que mon nerf optique devait subir une inflammation à cause du froid et qu’il me jouait des tours. Mais une fois dans mon appartement, j’ai continué à tout voir dégringoler. J’ai alors téléphoné à l’ophtalmologue de garde qui m’a envoyée immédiatement à l’Hôpital ophtalmique Jules-Gonin. J’y ai fait des tests toute la journée, je ne pouvais même plus ouvrir les yeux à la fin. Le chef de clinique est alors venu vers moi pour m’annoncer qu’on ne pouvait plus rien faire. J’avais une DMLA: un diagnostic pour le moins brutal!

J’ai ensuite été suivie par un ophtalmologue. Tous les rendez-vous duraient peu de temps et cela commençait à me peser. Je ne savais pas vers qui me tourner. Après plusieurs tentatives d’appels téléphoniques et de passages dans différents organismes, je me suis rendue à l’AI où j’ai bénéficié d’un accueil extrêmement gentil. C’est là que l’on m’a donné les coordonnées d’une ergothérapeute spécialisée en basse vision qui est venue à mon domicile plusieurs fois. J’ai alors pu voir les choses autrement. Cela fait maintenant 8 ans que l’ergothérapeute vient chez moi 2 à 3 fois par an pour me donner des conseils. Aujourd’hui, j’utilise des verres filtrants pour l’extérieur et la télévision, j’ai aussi un téléphone à grandes touches, un scanner de poche, une montre parlante, un éclairage puissant sur ma table, un appareil de lecture pour lire mon courrier même si, à cause de la maladie, les lettres se chevauchent au bout d’un moment. Tous ces moyens m’ont littéralement sauvée!

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