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„Mal voir et bien vivre, c’est possible!“

L’UCBA lance une campagne d’information pour mieux faire connaître les offres de réadaptation en basse vision en Suisse.


Lausanne, le 3 juin 2015 - En 2012, l’Union centrale suisse pour le bien des aveugles UCBA a publié une étude estimant à environ 325 000 le nombre de personnes ayant d’importants problèmes de vue ou en situation de handicap visuel. La plupart de ces personnes ont plus de 65 ans et pensent, à raison, que vieillir et mal voir vont de pair et, à tort, que l’on ne peut plus rien y faire. Pour certaines maladies des yeux survenant avec l’âge, il n’existe en effet encore aucun traitement médical. Néanmoins, d’autres moyens comme la réadaptation en basse vision permettent d’améliorer le potentiel visuel et la qualité de vie de nombreuses personnes.

Le conseil et la réadaptation en basse vision sont très bien développés en Suisse, mais trop peu de gens en bénéficient. Malgré le large éventail d’offres existantes, ces prestations ne sont de loin pas assez connues. Pour remédier à cette situation, l’UCBA lance une vaste campagne d‘information «Mal voir et bien vivre, c’est possible!». Son objectif est d’aider le plus grand nombre de personnes ayant un potentiel visuel réduit et leur expliquer que malgré tout, même si le diagnostic n'est pas réjouissant, les possibilités de réadaptation sont bien réelles.

Dans le cadre de cette campagne, l’UCBA a développé deux outils : une brochure d’information disponible chez les ophtalmologues, opticiens et services de consultation afin de sensibiliser les personnes concernées et de les inviter à envisager une réadaptation en basse vision, ainsi qu’un site Internet www.malvoir-bienvivre.ch comprenant des informations générales sur la réadaptation, des articles spécialisés et les adresses des services de consultation régionaux.

Comment fonctionne la réadaptation en basse vision ?
La réadaptation en basse vision peut débuter lorsque la médecine ne peut plus rien. Elle consiste en une démarche complémentaire à l’intervention de l’ophtalmologue et doit être entreprise de concert avec ce dernier qui réfère les patients concernés aux services de consultation spécialisés.
Toute consultation en basse vision commence par un examen détaillé du potentiel visuel disponible. Celui-ci est déterminé non seulement par l’acuité, c’est-à-dire la capacité de distinguer les détails, mais également par la perception des contrastes, le besoin de lumière, la sensibilité à l’éblouissement et le champ visuel.

Viennent ensuite, selon les besoins des personnes en situation de handicap visuel, des conseils et des essais de moyens grossissants accompagnés d’un entraînement à leur utilisation. Les moyens proposés peuvent être des lunettes-loupes, loupes, appareils de lecture, ainsi que des éclairages et/ou des filtres contre l’éblouissement.

Le conseil, les moyens auxiliaires et l‘entraînement doivent être combinés.
Lors d’une réadaptation en basse vision, on observe également les habitudes de la personne concernée, ainsi que son environnement : plusieurs aménagements à domicile sont envisageables. Un bon éclairage permet une plus grande indépendance dans les activités pratiques, par exemple en cuisine.
Dans de nombreux cas, de nouvelles stratégies, utiles dans la vie pratique, peuvent être apprises : comment faire pour lire l’heure, reconnaître l’argent, verser à boire, mettre du dentifrice sur sa brosse à dents.
Grâce à la réadaptation en basse vision, la perception peut très souvent être améliorée.

Les services de consultation

Des services spécialisés en basse vision existent dans tous les cantons suisses. Les prestations sont subventionnées par l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS) ou remboursées par les caisses maladies.

La campagne « Mal voir et bien vivre, c’est possible! »
L’offre de réadaptation en basse vision est très développée en Suisse, mais encore peu connue du public. C’est la raison pour laquelle l’Union centrale suisse pour le bien des aveugles UCBA a lancé sa campagne d‘information « Mal voir et bien vivre, c’est possible ! ». Son but est d’aider un maximum de personnes (âgées) qui ont un potentiel visuel réduit et de leur présenter les possibilités offertes par le conseil et la réadaptation en basse vision. La campagne vise essentiellement les personnes qui ont déjà effectué un examen ophtalmologique et pour lesquelles on ne peut plus rien faire médicalement parlant. Elle s’adresse également aux proches, ainsi qu’aux ophtalmologues qui jouent un rôle-clé, dans la mesure où, après l'examen médical, il leur appartient d'informer les patients des possibilités que proposent les services de consultation et de réadaptation en basse vision de leur région. La campagne s'articule autour de deux instruments principaux : le site www.malvoir-bienvivre.ch, ainsi qu’une brochure d'information. Elle est soutenue par l’Union suisse pour les aveugles USA, la Fédération suisse pour les aveugles et malvoyants FSA, la Société Suisse d’Ophtalmologie, ainsi que la Fondation Leenaards.

Contact
Carol Lagrange, Chemin des Trois-Rois 6bis, 1005 Lausanne, lagrange@ucba.ch; Tel. 021 345 0061, www.ucba.ch

Téléchargement
La brochure „Mal voir et bien vivre, c’est possible!“ peut être téléchargée sur le site:

http://www.malvoir-bienvivre.ch/fr/campagne/materiel-de-campagne/

Photos:
Vous trouverez des images en haute définition ici.